05 mars 2008
Synthé analogique / synthé numérique : ça veut dire quoi ?
Lorsqu'on parle de synthétiseurs, on est rapidement confronté aux termes "synthétiseur analogique" et "synthétiseur numérique".
Mais qu'est-ce qui se cache derrière cette terminologie ?
La différence est finalement assez simple ; il s'agit de la technologie utilisée pour les composants électroniques.
Synthétiseurs analogiques
Il s'agit de synthétiseurs basés uniquement sur des composants électroniques "analogiques" (des transistors, des diodes, des condensateurs, des résistances...). C'est la technologie des années 60 et 70.
Les signaux sont des tensions électriques (en général, entre 0 et 5 Volts). Une variation de cette tension modifie le signal, et affecte donc la stabilité des caractéristiques du son.
Exemple : si le signal n'est pas stable et oscille entre 4,5 V et 5V, le son en sera affecté et lui non plus de sera pas stable.
C'est le principal inconvénient de ces synthétiseurs pour lesquels les conditions externes (température, humidité...) ont un impact sur les composants électroniques et la stabilité des signaux ; il est donc nécessaire de les accorder régulièrement.
Les premiers albums de Jean-Michel Jarre (Oxygène, Equinoxe, Magnetic Fields) et des autres artistes de cette époque ont été réalisés avec ces synthétiseurs.
Mais finalement, les artistes comme Jean-Michel Jarre les apprécie particulièrement, même si les mêmes réglages ne donnent pas toujours les mêmes résultats, car ils sont finalement plus "chaleureux", apportent toujours leur lot de surprises et en cela se rapproche des instruments acoustiques.
Un exemple de synthétiseur modulaire analogique en cliquant sur ce lien
Synthétiseurs numériques
A partir des années 80 sont apparus les synthétiseurs numériques. Ils ont basés sur les technologies numériques que l'on retrouve maintenant partout (microprocesseurs, mémoires RAM, ROM...) et nées avec le développement de la micro-informatique sur la même période.
Comme tout système électronique, l'information reste basée sur des signaux électriques mais la différence est que ce n'est plus directement le signal électrique qui est utilisé ; en fait, numérique signifie que le signal est codé en une suite de 0 et de 1 (c'est ce qu'on appel le code binaire), 0 correspondant à une tension de 0 volt et 1 correspondant par exemple à une tension de 5 volts. C'est cette "suite de 0 et de 1" qui correspond au signal.
Mais alors, quel est l'avantage de cette technologie ?
Et bien c'est très simple : l'instabilité de la tension électrique n'est plus un handicap. Car même si on a 0,5 volt au lieu de 0 volt, le "système numérique" considère que cela correspond au code binaire 0. De la même façon, si on a 4,5 volts au lieu de 5 volts, le système va considérer que cela correspond au code binaire 1.
Donc, les faibles variations de la tension électrique n'affecte finalement pas le code numérique correspondant à une suite de 0 et de 1. Le signal n'est plus affecté par les conditions externes et reste stable dans le temps.
Si on effectue les mêmes réglages à plusieurs jours d'intervalle, on aura exactement le même son.
Par ailleurs, cette technologie a permis de mettre en place une norme de communication entre les différents synthétiseurs, ainsi qu'avec les ordinateurs : il s'agit de la norme MIDI.
Au final
Aujourd'hui, la quasi totalité des synthétiseurs sont basés sur les technologies numériques. On parle même dans certains cas de synthétiseurs numériques à modélisation analogique car ils ont les mêmes potentiomètres en façade et produisent les mêmes types de sons que les synthétiseurs analogiques des années 70, mais en se basant uniquement sur les composants numériques.
Cependant, il existe encore des synthétiseurs haut de gamme qui mixent électronique numérique et électronique analogique, afin de bénéficier de la "chaleur" et des "gros sons" des synthétiseurs analogiques tout en bénéficiant des capacités de mémorisation et de communication de la technologie numérique.
Un exemple : l'Alesis A6 Andromeda
04 mars 2008
Tangerine Dream
Informations sur ce groupe allemand fondé il y a plus de 40 ans et dont la musique fait largement appel aux synthétiseurs :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tangerine_Dream
http://jeanmicheljarre.unblog.fr/2007/12/31/tangerine-dream-discographie-compacte/
03 mars 2008
GEM WS1D
Le GEM WS1D n'est pas à proprement parler un synthétiseur.
Il s'agit en fait d'un clavier arrangeur basé sur des tables d'onde PCM (2Mo en ROM). Le D signifie qu'il a un lecteur de disquette pour sauvegarder ses arrangements et modifications de styles et sons, mais également lire des fichiers Midi. Il existe une version sans lecteur de disquettes (WS1).
Ses principales caractéristiques sont les suivantes :
- clavier 61 touches dynamiques
- modes split/layer/dual (pour jouer 2 sons en même temps)
- 2 haut-parleurs
- 128 sons dont 5 kits de batterie
- 64 styles
- séquenceur 5 pistes (capacité de 2 morceaux)
- Midi In/Out/Thru
- 2 sections d'effet
- sons éditables.
L'édition de sons reste cependant très limitée car il n'y a pas ici de filtres ni de potentiomètres ; l'édition passe par des menus permettant essentiellement d'agir sur la courbe d'enveloppe ADSR + LFO.
Pour la gamme de prix (acheté 4500 Francs en 1994), les sons étaient de bonne qualité, notamment les sons de choeurs et de cordes. Quasiment du niveau de Roland, une référence à l'époque.
Lien vers le manuel :
http://generalmusic.free.fr/matos/Manuels/Manuel_WS1.zip
Composition de 1996
Voici une vieille composition de 1996, réalisée avec le GEM WS1D et le Yamaha PSS780.
SGR_Apocalyptic_1996_32kBitMono
Je n'ai pas utilisé de logiciel Midi ; uniquement les petits séquenceurs internes de ces claviers et un jeu "live" pour les 2 "pistes principales".
L'enregistrement original a été effectué sur une platine cassette Marantz.
02 mars 2008
La bio de Jean-Michel Jarre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Michel_Jarre
Un petit historique de 1900 à 1980...
En me promenant sur le Web, j'ai trouvé sur Audiofanzine une synthèse de l'histoire des synthétiseurs de la fin de 19ème siècle au début des années 80.
Voici le lien pour y accéder :
Bonne lecture
01 mars 2008
Mon modeste Home Studio
En 2007, mon modeste Home Studio a évolué :
Synthétiseurs
- J'ai toujours mon fidèle Yamaha CS2X (que m'a offert ma compagne en 2000 pour mon anniversaire)
- L'année dernière, j'ai fait l'acquisition d'un Micro-Korg
- J'ai toujours aussi mon vieux Yamaha PSS-780 que mon père m'a offert en 1990. C'était un petit synthé FM bas de gamme à mini-touches ; les sons étaient de médiocre qualité mais il était finalement simple d'utilisation (car peu de paramètres) et je me suis bien amusé avec. Je ne l'utilise plus par manque de place (il est rangé dans un placard), mais je pense qu'on pourrait toujours en tirer quelque chose, soit en passant par le Micro-Korg, soit en enregistrant les sons dans Cubase et en les bidouillant un peu.
Autres claviers
- J'ai également un GEM WS1D acheté en 1994, qui est plutôt un clavier maître, mais je l'ai prêté à Polo qui fait vraiment des trucs sympas avec
- Enfin, il y a le piano numérique de ma compagne, un Yamaha Clavinova CLP-130.
Enregistrement
J'utilise maintenant Cubase (une ancienne version), même si je ne maîtrise pas tout.
Voilà, c'est un équipement modeste mais l'essentiel c'est de s'amuser...
Mon blog sur les synthétiseurs : LE RETOUR !!!
Ca y est, je me suis enfin décidé à relancer mon blog que j'avais laissé tomber après seulement quelques posts...
Pour mon plaisir et j'espère celui de quelques autres personnes...

